Améliorer les performances de votre site WordPress

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Améliorer les performances de votre site WordPress

Outre la perspective d’offrir un espace plus réactif vivant à vos visiteurs, vous améliorerez votre classement parmi les résultats de Google en optimisant votre site WordPress. La tâche n’est toutefois pas aisée, tant les paramètres sont nombreux à considérer.

Non, vous ne créez pas votre site Web pour Google. Il serait fou de ne pas avoir l’incontournable moteur de recherche en ligne de mire lorsque vous déployez votre projet Web. Car vous aurez beau consacrer des centaines d’heures à préparer un contenu original et de qualité, si personne ne parvient à trouver vos pages vos efforts seront réduits à néant. Deux aspects complémentaires sont à prendre en compte pour servir un tel objectif. Il y a tout d’abord le référencement SEO intrinsèque de vos pages, largement assujettie au calcul du PageRank de votre site Web, mais aussi le niveau de ses performances générales. Sans pour autant divulguer sa formule secrète qui contribue à classer les résultats lors d’une recherche, Google a désormais admis que ce dernier aspect participe à trier les sites Web entre eux. En somme, il s’agit de promouvoir les sites les plus respectueux des meilleures pratiques pour participer à un effort d’ensemble visant attirer le Web vers le haut. Et là encore, le géant du Web fait figure de mètre étalon et propose un outil de calcul faisant autorité en la matière. Google Page Speed Insight. À la manière du pagerank, il aboutit à l’attribution d’un score à votre site Web, qui vous aide à le situer par rapport à la concurrence.  La firme de Mountain View ne livre pas non plus cette valeur de manière brute. Elle vous prodigue de multiples conseils pour l’améliorer et nous allons précisément explorer les meilleures pratiques dans les lignes qui suivent cet article. 

Un site Web sain, dans un corps sain

Mais avant d’aller découvrir votre score Pagespeed ou celui d’outils équivalents, mettez toutes les chances de votre côté et procédez à une série d’ajustement au niveau de WordPress. Dans un premier temps, reportez vous à l’interface d’administration et consultez la liste de vos extensions. Vous éviterez ainsi les failles de sécurité et vous améliorerez globalement les performances de votre site.Veillez à désinstaller purement et simplement toutes celles que vous aviez installées afin de les tester mais que vous n’utilisez pas en définitive. Retenez toutefois que ce n’est pas vraiment le nombre d’extension qui est primordial, mais plutôt leurs qualités individuelles. Dressez leur inventaire précis, en consultant les avis des utilisateurs et en passant en revue leur code source afin de déterminer celles qui pourraient poser problème et qui empiètent sur le niveau de performance générale. Vous peinez à vous faire un véritable avis ? On n’est pas à une contradiction près. C’est précisément une autre extension qui vous aidera à y voir plus clair. Cliquez sur le bouton ajouter puis saisissez “P3” dans le champ de recherche, en haut à droite. Installez, activez votre extension “Plugin performance profiler”, Ne prêtez pas attention au fait qu’elle n’est pas été mise à jour depuis longtemps. Elle reste pleinement compatible avec la version actuelle de WordPress. 

Ce plug-in va analyser votre site Web et vous prodiguer une série de conseils, en mesurant précisément l’impact de chacune de vos extensions. Reportez-vous à la section outils => P3 Plugin Profiler, puis cliquez sur le bouton “Start Scan”. Le parcours automatique de votre site Web apparaît dans une fenêtre en surimpression. Au bout de quelques minutes de calcul, découvrez un diagramme avec le poids de chaque extension sur l’exécution de votre site Web. Les onglets suivants, en particulier “Detailed Breakdown”, vous renseignent sur l’impact précis de chaque élément. Envisagez de trouver une solution alternative aux éléments les plus gourmands, si les fonctionnalités principales votre site Web ne reposent pas dessus.

Parmi les résultats de l’analyse, vous découvrez notamment le nombre de requêtes SQL formulées à chaque visite. Les interactions avec que votre base de données constitue l’un des aspects les plus pénalisant dans le temps de chargement de votre site. Les révisions de vos articles, par exemple, qui correspondent à leurs versions successives, contribuent à l’engorger et vous avez intérêt à les nettoyer. Là encore, profitez d’une extension prévue à cet effet. Recherchez l’extension “wp-optimize”. Installez et activez le premier résultat, il s’agit d’un plug-in très populaire, avec plus de 500 000 installations actives, qui fait l’objet de mises à jour régulières. Sans la moindre compétence technique, vous serez ainsi en mesure d’optimiser la base de données de WordPress et de la désengorger des entrées superflues. Cliquez sur la nouvelle entrée qui figure sur le volet gauche de l’interface d’administration, puis cliquez sur le bouton “Run all selected optimizations now”. Vous gagnerez ainsi de l’espace en supprimant tous les liens orphelins ou les entrées qui n’ont plus de raison d’être.

Autre aspect crucial à ce stade : Dans la mesure du possible, essayez de limiter le nombre de ressources externes, sur lesquelles vous n’avez pas directement la main. S’il est difficile de renoncer à Google Analytics, vous devez en revanche prêter une attention particulière aux polices Web que vous chargez. Google Fonts vous renseigne, par exemple, sur l’impact des polices que vous désirez charger. Limitez-vous aux seules variantes dont vous avez besoin, plutôt que de charger l’ensemble des familles devant polices. Vérifiez également dans votre code CSS que vous n’appelez plus de polices que vous aviez testées précédemment, leur impact peut véritablement être très lourd alors que vous ne les utilisez plus du tout. Par ailleurs, mesurez l’intérêt de proposer des outils de partage sur l’ensemble des réseaux sociaux, là encore, ils participent à augmenter le poids des pages Web et surtout à charger des ressources externes et à générer des requêtes http supplémentaires. 

Gérez aux mieux les images dans WordPress

Les images constituent évidemment l’un des aspects les plus pénalisants du chargement de votre site Web et Google page speed note très défavorablement les candidats qui négligent ce point. De manière générale, prenez l’habitude d’optimiser systématiquement les éléments visuels que vous déposez dans la bibliothèque de médias de votre site WordPress. Nous vous recommandons l’extension gratuite EWWW Image Optimizer. Dans la mesure du possible, tâchez de respecter le principe suivant : vous utiliserez le format JPEG pour les photos et les images en haute résolution et vous réserverez le format PNG aux icônes et aux logos.

Déployez un système de cache

Pour aller plus loin, commencez par passer en revue les réglages avancés de votre thème. Il n’est pas rare que certains thèmes premium prévoit en effet une série d’options visant à compresser les ressources JavaScript et CSS. Vous devez en effet retenir que le navigateur doit télécharger toutes les feuilles de style avant d’afficher le rendu à l’utilisateur. Pluie il y a des fichiers CSS, plus le temps de chargement s’en trouve pénalisé. Il est souvent difficile d’en réduire le nombre, les extensions s’arrogent le droit d’en déployer pour chacune de leurs  fonctionnalités et vous n’avez pas réellement la main dessus. Si votre thème ne propose pas d’option pour les compresser, il existe heureusement une autre solution. 

Pour les sites Web les plus ambitieux comprenant des centaines d’articles, on peut en effet envisager de déployer un système de cache. Concrètement, vos articles vont être transformés en des pages statiques. Vous supprimez de nombreuses requêtes MySQL et votre site Web gagne globalement réactivité. De nombreuses extensions servent un tel objectif, si vous n’avez pas de budget particulier nous vous recommandons d’essayer W3 Total cache. Dans la mesure où c’est extension vise des objectifs très ambitieux, elle est également complexe à configurer. Vous trouverez des dizaines de réglages différents, parfois dans un jargon très technique. Dans un premier temps, reportez-vous à la section “paramètres généraux” et passez en revue les différents types de cache à votre disposition. Vous pouvez d’ailleurs tester le rendu et la réactivité générale de votre site à la section “Preview mode”. Cliquez sur le bouton aperçu pour parcourir votre site Web en simulant les principales options de mise en cache.

Ensuite la minification des fichiers javascript et css puis reportez-vous successivement aux sections “mise en cache de base de données”, “Mise en cache de page” et “Mise en cache navigateur” et activez ces options une à une. Testez méticuleusement votre site Web sur une série de pages, en appuyant sur les touches CTRL + F5 afin de réactualiser le cache du navigateur. Pour avoir une idée plus précise de la pertinence de ces options, lancez le test de Google page speed. Parmi les éventuelles recommandations qui pourraient augmenter votre score, vous trouverez peut-être “réduire la taille des ressources JavaScript”, “Exploitez la mise en cache du navigateur” et “réduire la taille des ressources CSS”. Ce sont trois options que l’on retrouve dans W3 total cache. Appliquez la compression des scripts et des feuilles de style puis reportez-vous à la section “mise en cache navigateur”. Cochez la case “Définir l’expiration d’en tête” et choisissez une longue durée de vie. Relancez le test sur Google page speed, selon toutes vraisemblances, votre score aura augmenté de plusieurs points.